Acteur majeur de la montée de l’Amiens SC, avec douze buts inscrits en championnat, Jonathan Tinhan, meilleur buteur du club samarien, analyse – comme à son habitude – en toute simplicité la saison de l’Amiens SC. Une saison aboutie sur le plan collectif et synonyme de renaissance sur le plan individuel.

Jonathan, la montée s’est jouée lors du dernier match à domicile, après une saison longue (plus de dix mois de compétition) et pas toujours évidente pour l’Amiens SC. Est-ce que ce contexte rend cette montée encore plus belle ?

Cette saison est vraiment une belle aventure du début à la fin, c’est encore plus beau quand ça se termine à domicile et de cette manière. Parvenir à obtenir la montée lors de la dernière journée, au bout du suspense, c’est vraiment beau. C’était vraiment stressant tout au long de la saison, tout au long du dernier match, jusqu’à la dernière seconde. Sur le dernier corner, on a tous priés pour ne pas prendre de but. Puis, le relâchement a été magnifique au coup de sifflet final, c’était la délivrance pour tout le monde, ça s’est vraiment ressenti.

Ce scénario puis la communion avec les supporters au coup de sifflet final, ça fait de cette montée ta plus belle émotion de ta carrière de joueur de football ?

Ma plus belle émotion, je ne sais pas, mais je ne l’oublierai pas, c’est certain. C’est vraiment une des plus belles émotions. J’ai eu la chance dans ma petite carrière d’en vivre pas mal (ndlr. Jonathan a également été sacré champion de France avec Montpellier en 2012), mais c’est vrai que ça restera parmi l’une des plus belles émotions de ma carrière.

Tu vas poursuivre avec Amiens la saison prochaine ?

Oui, il n’y a aucune raison pour que je parte, je me sens bien ici, je suis encore sous contrat, je ne me vois pas partir.

L’an prochain en Ligue 2, il faudra avant tout assurer le maintien ou bien le club peut se permettre d’être plus ambitieux en prenant exemple sur le Red Star et en s’appuyant sur les valeurs de solidarité et de combativité affichées cette saison ?

Le plus important est de stabiliser le club, il ne faut pas brûler les étapes. Mais, après si l’occasion se présente au cours de la saison, il faudra bien entendu la saisir. Mais dans un premier temps, il faut se contenter de stabiliser et de pérenniser le club en Ligue 2. On verra par la suite pour le reste.

Sur le plan personnel, c’est ta meilleure saison avec douze buts inscrits en championnat alors que tu avais failli arrêter l’été dernier. Tu t’étais fixé un tel objectif en début de saison ? Tu penses avoir passé un cap avec l’Amiens SC ?

Oui, c’était mon objectif, je suis vraiment venu ici pour me relancer d’un point de vue individuel et ça a été le cas. Je suis tombé sur un bon groupe avec des bons mecs qui ont de bonnes valeurs, cela m’a beaucoup aidé dans ma progression. Je pense que c’est vraiment ma plus belle saison sur le plan personnel, cela fait du bien car ça n’a pas toujours été facile ces dernières saisons.

Justement, le fait de galérer, de ne pas avoir une carrière linéaire, mais de vivre des moments difficiles, ça amène à appréhender autrement de tels moments, à les savourer différemment ?

On relativise beaucoup et on savoure encore plus les bons moments, car on sait très bien qu’une carrière de footballeur peut aussi être faite de mauvais moment. Donc, on sait encore plus que les autres l’importance de savourer ces moments positifs. Aujourd’hui, je savoure cette montée.

Propos recueillis par Romain Pechon

Reporter Sportif dans les Hauts-de-France. Je couvre quotidiennement l'Amiens SC et le RC Lens. Vous pouvez également retrouver mes opinions sur le football en général et de nombreuses interviews de supporters. «Quand vous jouez un match, il est statistiquement prouvé que les joueurs n'ont la balle que trois minutes en moyenne. Le plus important, c'est donc ce que vous faites pendant ces 87 minutes où vous n'avez pas la balle. C'est ce qui fait que vous êtes un bon joueur ou non.» - Johan Cruyff

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