Auteur d’une deuxième montée du National à la Ligue 2 avec le club picard, après celle de 2010/2011, Julien Ielsch est le parfait symbole de cette équipe combattante et courageuse de l’Amiens SC. Le latéral gauche et capitaine revient sur la fin de saison stressante et passionnante de son équipe et livre même quelques indices sur son futur.

Selon toi, quel a été le déclic entraînant une telle fin de saison de l’Amiens SC, enchaînant douze matches sans défaite ?

Pour moi, il y a eu deux matches fondateurs cette saison. Mais, le déclic, c’est Orléans, où on perd à  la maison. A la suite de ce match, on remet tout en place dans le vestiaire, entre nous les joueurs, avec le staff technique et avec la direction. On a su se dire les choses au bon moment. Puis, il y a eu cette victoire à Luçon qui nous fait basculer du bon côté. Ce sont vraiment les deux tournants de la saison.

Quel est le sentiment qui domine au coup de sifflet final de cette ultime rencontre, au cours de laquelle vous avez souffert dans les dernières minutes ?

C’est un gros ouf de soulagement, on ne va pas se mentir. La saison a été usante et éprouvante, c’est la première fois de ma carrière que je termine au mois de juin. Je ne comprends pas la fédération, ils nous ont fait un calendrier extraordinaire. Nous, on termine le 3 juin alors que la Ligue 2 a terminé le 13 mai, je pense qu’il y a un gros souci de collaboration entre la ligue et la fédération, ils devraient se mettre d’accord pour éviter ce genre de chose. Pour en revenir à nous, la saison a été très difficile, que ce soit physiquement ou mentalement. Mais, le fait de terminer contre Belfort à l’arrache, c’est clairement à l’image de notre saison. C’était écrit que ça se termine comme ça. Sur la fin du match, je me suis même dit qu’ils allaient égaliser à dix minutes de la fin, puis qu’on allait marquer à la 90e minute.

Tu as eu peur quand tu concèdes l’ultime corner qui offre une dernière opportunité à Belfort ?

Oui, j’ai eu peur. Malgré toute l’expérience que je peux avoir, on parle constamment de mes trois montées, mais j’ai clairement eu peur. Sur cette action, je pense que je suis dessus, mais mon mollet n’a pas voulu que je saute et ma calvitie qui n’a pas voulu retenir le ballon. Blague à part, c’est une saison où le club aurait dû signer avec un cardiologue, car il y en a plus d’un qui a dû avoir le palpitant qui est monté très haut au cours de cette saison. Quand on repense à Fréjus, à Epinal ou encore Strasbourg, et je ne prends que les derniers matches, car on peut remonter à Orléans ou encore à Béziers. Mais finalement, c’est juste la preuve que cette équipe ne lâche rien, nous n’avons rien lâchés jusqu’à ce dernier match contre Belfort.

Terminer ta carrière en remontant le club en Ligue 2 et pourquoi pas en évoluant en Ligue 2 avec lui l’an prochain, c’est une des plus belles fins de carrière que tu pouvais espérer ?

En fait, quand je reprends ma carrière et que je regarde la Ligue 2 la saison prochaine, je vois qu’il y a Sochaux, où j’ai débuté ; Reims, où j’ai pu m’imposer en Ligue 2 ; le Red Star, où j’ai vécu une super aventure humaine et Amiens. On ne va pas se cacher, Amiens c’est mon club. Ce n’est pas cirer les pompes de dire que je me suis identifié à cette région, je pense aussi que j’ai été adopté par celle-ci. Je vais peut-être terminer ma carrière sur mes quatre clubs en Ligue 2, c’est un beau clin d’œil. Quant à mon avenir, on verra ce que le club va décider avec moi. La volonté de poursuivre ? Pourquoi pas, on va discuter avec les dirigeants. Pour l’instant, la volonté est de fêter ça, de boire du champagne. En ce qui concerne mon avenir, on verra ça à la reprise. Pour l’instant on va profiter de nos courtes vacances. Nous n’avons que vingt jours devant nous avant de reprendre l’entraînement.

Propos recueillis par Romain Pechon

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire